Une saga familiale en Bretagne… ou l’histoire incarnée d’un pays

Depuis dix-huit mois, nous nous attachons à collecter et à transmettre par l’écrit la mémoire contemporaine et populaire de la Bretagne. C’est peu dire que notre territoire et sa population ont connu des bouleversements et des mutations considérables tout au long du siècle dernier. Certains ont été subis, parfois au prix de grandes souffrances physiques et psychologiques, d’autres au contraire ont été voulus et recherchés car ils répondaient à une véritable aspiration à laisser derrière soi le vieux monde. La tâche que Biographies de Bretagne s’est assignée n’est pas de raconter la grande Histoire, qui est rarement celle des peuples et plus sûrement celle des puissants, mais de montrer comment des femmes et des hommes qui n’étaient pas sous le regard des portraitistes officiels ou la lumière des projecteurs ont écrit la leur et, ce faisant, participé à l’écriture du récit collectif des Bretonnes et des Bretons au XX ème siècle.

canot de sauvetage de Lesconil au début du XX ème siècle

La mission d’écoute qui est la nôtre et qui se double souvent d’un travail d’enquête pour inscrire le récit biographique dans un contexte historique, géographique et socio-culturel bien documenté, nous a déjà conduits en divers endroits de notre péninsule : Brest, Groix, la Basse-Loire, le pays de Saint-Brieuc, sans oublier les migrations proches ou lointaines qui ont jalonné les vies de ceux qui se sont confiés à nous ou dont le parcours, parce qu’ils ne sont plus de ce monde, nous a été rapporté par des proches. L’écriture de la biographie collective d’une association de solidarité, qui fêtera l’an prochain son premier demi-siècle, nous donne actuellement l’opportunité de faire le lien entre toutes les Bretagne(s) et l’émigration bretonne qui, ensemble, ont fait de la Bretagne ce qu’elle est. Ces différents parcours de vie déjà recueillis nous confortent dans l’idée que notre travail peut contribuer au lien invisible et néanmoins vital pour la cohésion d’une société qu’il importe de tisser entre les générations d’hier et celles d’aujourd’hui et de demain. Il est révélateur de constater combien cette quête de sens peut animer une mère ou un père qui font appel à nos services pour que la mémoire de leurs aïeux soit transmise à leurs propres enfants.

Inauguration du temple protestant de Lesconil en 1912

Et c’est précisément ce à quoi nous allons nous atteler dans les mois à venir en entrant dans l’écriture d’une véritable saga familiale sur une période d’un siècle et demi. Le défi est immense mais il est exaltant. Un père de famille, qui a grandi à Saint-Brieuc puis qui a construit toute sa carrière professionnelle à Nantes, a souhaité que ses enfants découvrent qui étaient leurs aïeux dont il se trouve qu’ils étaient tous originaires de Cornouaille depuis au moins deux siècles. Cette histoire familiale n’est pas qu’une histoire de famille et c’est là, nous ne le croyons, tout l’intérêt de la tâche à laquelle nous nous consacrons.

L’ancienne Ecole normale de formation des instituteurs à Quimper

La pêche au saumon à Châteaulin dans les années Trente

En effet, au fil des générations de femmes et d’hommes dont nous allons retracer le parcours, nous aborderons des sujets qui s’inscrivent dans notre histoire collective. La liste est déjà longue et elle n’est pourtant que provisoire tant le fil d’Ariane que nous avons à peine commencé à dérouler nous ouvre d’horizons. Nous dirons les métiers du monde rural aujourd’hui disparus tels le cordonnier-bourrelier ou le pêcheur de saumon dans les biefs du canal de Nantes à Brest du côté de Châteaulin. Nous raconterons la vie aventureuse, terriblement exigeante et souvent tragique des marins-pêcheurs et leur sens du sacrifice quand ils embarquaient par une nuit sans lune sur les canots des premières sociétés locales de sauvetage en mer, de frêles esquifs qu’ils arrachaient aux vagues tempétueuses à la seule force des bras. Nous retracerons les épreuves de ces générations successives de Bretons sacrifiés dans des conflits que la folie des gouvernements avait déclenchés : Guerre de 1870, Première et Seconde Guerres mondiales. Nous narrerons comment des familles de travailleurs venues d’autres pays ont pris leur part au redressement économique et démographique de la Bretagne dès les lendemains du premier conflit mondial. Nous évoquerons le protestantisme en Bretagne et plus particulièrement son implantation sur le littoral du Pays bigouden à la fin du XIX ème siècle à partir des missions conduites par des pasteurs méthodistes gallois qui utilisaient la langue bretonne pour diffuser leur foi. Nous rappellerons les problèmes sanitaires majeurs de la première moitié du XX ème siècle qui n’épargnaient que très peu de familles : tuberculose, grippe espagnole (pandémie de 1918-1919), ravages de l’alcool et du tabac. Mais nous montrerons aussi comment l’éducation pour tous et l’accès au métier d’instituteur par les formations dispensées dans les écoles normales ont été pour les milieux populaires des vecteurs d’ascension sociale sans précédent. Nous décrirons encore l’organisation des solidarités avant la création de la Sécurité sociale en 1945, avec l’exemple de la Providence Bretonne à Châteaulin qui aidait les familles à faire face à la maladie et à vivre plus dignement l’âge de la retraite. Nous révélerons à certains peut-être une Bretagne des contradictions politiques, loin de l’image d’Épinal d’une « province » uniformément conservatrice et soumise au discours du clergé, car certains territoires de Bretagne offrirent parmi leurs premiers bastions aux idées républicaines puis aux courants socialiste et communiste. Nous aurons même l’occasion de tirer quelques couleurs à la palette de la Bretagne des peintres en évoquant l’œuvre d’artistes bretons de naissance ou d’adoption comme Émile Simon et Paul Sérusier mais aussi celle du Japonais Foujita qui retrouva l’inspiration dans les années Cinquante à la lumière des ports de pêche du Pays bigouden.

Une toile peinte par Foujita à Lesconil au début des années Cinquante

Nous ne saurions omettre un des aspects les plus intéressants et instructifs de la saga familiale qui va nous occuper, à savoir l’affirmation du rôle des femmes dans la vie économique et, ce faisant, leur émancipation. Nous dresserons le portrait d’une commerçante, veuve de guerre et chargée de famille, qui tint dès les années Vingt et jusqu’aux années Soixante une échoppe multiservices dans une petite commune du Porzay. Non loin de là, à Châteaulin, une petite fille de neuf ans avait depuis longtemps déjà rejoint sa tante pour l’aider à tenir un hôtel dont elle prendrait elle-même la direction par la suite. Et c’est une de ses petites-filles qui, au terme de brillantes études universitaires, deviendrait dentiste et ouvrirait son premier cabinet dans une petite commune du sud Cornouaille dès le début des années Cinquante.

Les ouvrières de l’usine de sardines de Lesconil en grève en 1924

Oui, une seule famille dont les aïeux, tous de Cornouaille, étaient des paysans, des marins-pêcheurs, des ouvrières, des couturières ou de modestes commerçants, va nous permettre de dérouler bien des chapitres du grand livre des Bretonnes et des Bretons au XX ème siècle.

Biographies de Bretagne au Musée des Thoniers d’Etel le dimanche 21 octobre

Dimanche 21 octobre, de 10h à 18h, au Musée des Thoniers d’Etel, j’aurai le plaisir de présenter la biographie « Yannig Baron, ar seizh avel, par tous les vents de Bretagne » au côté d’une quinzaine d’autres auteurs qui ont écrit récemment des livres à thématique maritime.

Dans la biographie que je viens de consacrer à Yannig Baron, qui sera également présent pour l’occasion, la mer est très présente. Quoi de plus normal puisque Yannig est natif de Groix, petit-fils de l’inventeur du thonier « dundee », Pierre Baron… et ancien pêcheur de thon lui-même, ayant navigué comme mousse sur le J.T. (Joseph Tonnerre) en 1950 puis sur le Jeanne-Laurent en 1951. Yannig est un des derniers acteurs pouvant encore témoigner de ce qu’était la pêche au thon sur les voiliers. Et de certaines pratiques culinaires qui tendent à s’effacer dans la mémoire populaire: la cuisson des patates à l’eau de mer (« super bon! » nous dit Yannig avant d’ajouter « à condition qu’elle soit collectée en haute mer« ) ou encore l’étonnant boudin de thon (« un délice!« ).

Alors, au plaisir de vous retrouver à Etel dimanche.

Christian Guyonvarc’h

salon du livre maritime au Musée des Thoniers d’Etel

https://www.facebook.com/events/975583132628579/

le pêcheur breton ne doit pas avoir le mal… de l’air!

Dans cet extrait d’une biographie à paraître en 2019, notre homme, investi toute sa vie dans les métiers de la mer, nous conte sa relation mouvementée avec les avions… et en tire un trait d’humour.

  

« Dans les années 70, je travaillais pour plusieurs coopératives de pêcheurs du Finistère qui cherchaient à se diversifier en développant de nouvelles techniques d’ostréiculture adaptées au milieu local et en valorisant le produit de leur pêche.

C’est dans cette période que j’ai vécu un premier accident d’avion assez rocambolesque qui me fait sourire aujourd’hui avec le recul mais qui aurait pu tourner au drame. C’était en 1976. J’accompagnais une délégation de pêcheurs bretons et de responsables de coopératives à Boulogne-sur-Mer dans le but de visiter une usine de production de hareng fumé. Le petit poisson vif-argent était abondant sur les côtes bretonnes mais nous ne savions qu’en faire. Comme nous étions une petite dizaine à entreprendre le voyage, nous avons affrété un Beechcraft au départ de Quimper. Il était prévu de faire escale pour ravitailler l’avion en carburant mais le pilote a cru pouvoir s’en passer. À l’approche de Boulogne-sur-Mer on l’entend soudain lancer un appel de détresse à la radio : « Mayday ! Mayday ! Je me scratche ! » On n’en croyait pas nos oreilles…

En définitive, l’avion a amerri à 200 mètres d’une plage. Le problème, c’est qu’on n’avait pas pris place à bord d’un hydravion.

Notre Beechcraft était un avion terrestre qui ne devait connaître que le plancher des vaches ! L’appareil risquait donc de couler à tout moment et nous avec… Par chance, comme le réservoir était vide, l’aéronef a flotté. Mais pour combien de temps ?…Nous avons donc décidé de regagner la côte à la nage. La porte de secours étant bloquée, nous sommes sortis par la grande porte. Nous n’avons même pas pris le temps d’enfiler les gilets de sauvetage. Et nous étions tous en costard ! Comme un réflexe, j’ai pris ma serviette sous le bras, m’imaginant peut-être que mes précieux papiers allaient survivre à 200 mètres de brasse dans l’eau salée…

Mais ce qui m’aura le plus marqué dans cet accident, c’est qu’une fois arrivés sur la plage, nous avons vu deux chasseurs passant par là qui nous dévisageaient comme des oiseaux rares, complètement indifférents à notre sort. Heureusement, nous avons pu trouver un peu de réconfort auprès de nos collègues de la coopérative maritime d’Étaples qui nous ont rhabillés de pied en cap. Pendant notre séjour sur place puis ensuite sur le trajet du retour en train nous étions tous affublés du même uniforme : pantalon à pinces, pull-over rayé comme des matelots et duffle-coat. Ah, on s’est fait remarquer à la gare Montparnasse ! Nous avions trouvé un nom à notre bordée, « l’équipe de water-polo des Cormorans de Penmarc’h » !

 

Rétrospectivement je m’étonne encore du calme avec lequel nous avons réagi à l’accident. Aucune panique à bord. Peut-être parce que l’amerrissage s’était fait en douceur. Il est bien évident que si le pilote avait voulu atterrir sur la plage, il y aurait eu de la casse. Il n’empêche qu’il y a perdu son brevet et ses 25 ans de métier n’y ont rien changé.

Une quinzaine d’années plus tard j’ai vécu d’autres émotions en avion alors que je me déplaçais aux États-Unis pour aider les décideurs brestois à définir le projet Océanopolis. Au décollage l’appareil a comme avalé un vol de goélands. Un des deux moteurs s’est arrêté, le pilote a dû vider le réservoir en urgence mais on est resté un moment à tourner autour de New York avant que le commandant de bord obtienne enfin l’autorisation d’atterrir. Quand l’avion s’est immobilisé, j’ai vu les pales du rotor complètement pliées par les oiseaux.

Aujourd’hui, pour plaisanter je dis parfois que qui veut éviter tout ennui dans les airs doit choisir de voler avec moi. Connaître deux accidents d’avion dans sa vie, c’est très rare, donc j’ai largement épuisé mon quota de sensations fortes. »

La raison d’être de Biographies de Bretagne : l’écrivain Jean Giono en parlait dès 1951

« Mémoire des humbles, mémoire des Hommes », c’est la devise et aussi le fil conducteur de Biographies de Bretagne, Skridoù-buhez Breizh en breton. Au fil des décennies et des générations, les histoires personnelles, familiales, amicales des gens « ordinaires », celles aussi des associations, des villages ou des entreprises qui sont ancrées dans un territoire sont comme les pièces d’un même puzzle ou les musiciens d’un même orchestre symphonique. La singularité de chacun fait écho à d’autres singularités qui toutes réunies font l’histoire et la mémoire d’un peuple bien plus sûrement que les oukases et les frasques des puissants que les journaux dits « people » – quelle ironie du langage ! – tout comme les manuels scolaires s’attachent à mettre en avant. De cela, l’écrivain Jean Giono nous parlait dès 1951 en écrivant son Voyage en Italie.

L’écrivain provençal Jean Giono (1895-1970) est un auteur prolifique. Nombre de ses romans ont été adaptés au cinéma, parfois par lui-même (Crésus) mais le plus souvent par d’autres : Angèle, Regain, La femme du boulanger par Marcel Pagnol, l’autre grand écrivain et cinéaste provençal du XXème siècle, plus récemment Les cavaliers de l’orage par Gérard Vergez, Le hussard sur le toit par Jean-Paul Rappeneau ou encore Les Âmes fortes par Raoul Ruiz.

Celui qu’on a surnommé « le voyageur immobile », tant son ancrage à Manosque, sa ville natale dans les Alpes de Haute-Provence, et sa réticence à s’en éloigner contrastaient avec l’omniprésence de l’itinérance dans son œuvre, entreprit à l’automne 1951 un voyage de plusieurs semaines en voiture dans le nord de l’Italie, accompagné de son épouse Élise et d’un couple d’amis. Ce faisant, Jean Giono marchait sur les traces de son grand-père paternel, un anarchiste révolutionnaire originaire d’un village du Piémont. Voyage en Italie, publié pour la première fois en 1953 (on le trouve aujourd’hui en collection de poche chez l’éditeur Folio), raconte cette itinérance de Turin à Florence, en passant par Milan et Venise mais aussi par les campagnes d’Émilie-Romagne et les villages de montagne de la chaîne des Apennins. À chaque étape, Giono, à la manière du précurseur de la sociologie Émile Durkheim, dresse un portrait des hommes et des femmes qui a beaucoup à voir avec les climats traversés et les paysages agricoles ou bâtis que des générations successives ont dessinés.

Voyage en Italie n’a rien du guide touristique. Ce qui intéresse Giono, ce ne sont pas les œuvres des grands artistes de la Renaissance – qu’il ne manque pourtant pas de découvrir autrement que par les livres d’art – mais le sens que ses contemporains italiens, qu’il croise au détour d’une rue, leur donnent dans leur vie au jour le jour. C’est bien le peuple ou plutôt les peuples italiens qu’il a voulu rencontrer et qu’il décrit. À partir d’une évocation croisée de la Révolution française de 1789 et de la Révolution italienne de 1838, Giono en vient à donner sa définition personnelle de l’Histoire des Hommes :

« Comme toute ma génération, j’ai traversé depuis 1914 pas mal d’événements historiques. Je les ai tous vus du côté de Manosque, et même du côté du quartier que j’habitais dans Manosque. Ainsi, j’ai été mobilisé en janvier 1915 avec ma classe, mais, d’août 1914 à janvier 1915, j’ai pu me rendre compte que le personnage le plus important – et de loin – qui avait la première place dans la pensée des gens de la Grand-Rue où j’habitais, c’était le facteur. Ce n’était pas Joffre qui pouvait dire si Dieuze ou la Marne étaient des victoires ou des défaites : c’était Félicien Chabrier, le facteur, selon qu’il avait une lettre à donner ou pas. De même que Dieu avait déserté l’église et l’empyrée pour se matérialiser sous les traits d’un petit secrétaire de mairie chauve et très emmerdé qui distribuait de porte en porte les avis de décès. Voilà l’histoire qu’on appelle négligemment la petite et qui, à mon avis, est non seulement la grande mais la seule. »

Plus loin dans son récit de voyage, alors qu’il traverse la partie des Apennins qui surplombe les collines du nord de la Toscane, Giono évoque le courage au quotidien des gens de peu :

« Le complexe d’Icare, c’est bien beau mais, même après un atterrissage parfait, on n’a pas prouvé grand-chose. Curieux comme on veut toujours pousser l’aventure humaine dans des chemins numérotés de mètre en mètre où chaque pas peut être ainsi porté à un crédit. Alors que dans la malédiction : « Tu feras ton chemin sur ton ventre et tu mangeras de la terre », il y a des ressources illimitées. À mon avis, il faut plus de courage (et du plus beau) pour être maçon pendant cinquante ans que pour organiser et parfaire une expédition à l’Himalaya. Et du courage plus probant. Il n’est pas question de jeunesse ou de vieillesse dans le fait de choisir l’une ou l’autre de ces formes de courage, mais de conformation de la tête. Les hommes qui ont de tout temps habité les petits caps occidentaux de l’Europe ont la tête conformée de façon à être heureux sans délires et sans prophètes . »

Le message de Giono, construit en Provence, a une portée universelle.

Christian Guyonvarc’h

Rencontres-signatures à CARNAC et LORIENT le vendredi 20 JUILLET

Nous avons le plaisir de vous convier à une rencontre autour du livre Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne (éditions Le Temps éditeur), avec Christian Guyonvarc’h, auteur, et Yannig Baron

Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne est un récit biographique qui déroule le parcours d’une vie aux multiples facettes en même temps qu’il aborde de nombreux aspects de l’histoire de la Bretagne et des Bretons au cours des 80 dernières années tels que :

  • la vie sous l’Occupation à Groix, une île qui, en raison de la présence d’une base de sous-marins allemands à Lorient, a subi jusqu’au 8 mai 1945 la plus forte densité de troupes d’occupation en Bretagne,
  • les heures joyeuses mais aussi dangereuses de la Libération,
  • l’épopée des derniers pêcheurs de thon sur les « dundee » (thoniers à voile),
  • la résidence surveillée à Groix de Habib Bourguiba, le futur premier président de la Tunisie indépendante et laïque,
  • le rôle des Bretons dans la Marine nationale,
  • l’émigration bretonne dans les années 50 et 60,
  • comment les Bretons ont redécouvert et réappris à aimer leur propre culture,
  • l’histoire incroyable du « chaudron celtique » de Menez Kamm à Spézet,
  • l’étonnante organisation de la visite de Jean-Paul II en Bretagne,
  • l’histoire du combat des 40 dernières années pour l’enseignement du breton.

Livre « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne »: rencontres-signatures à Brest et à Quimper les 6 et 7 juillet

Biographies de Bretagne et Le Temps éditeur ont le plaisir de vous annoncer que, deux semaines après sa parution, le livre « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne » fait l’objet d’une deuxième édition. Nous remercions le public pour l’accueil chaleureux réservé à cet ouvrage.

L’auteur, Christian Guyonvarc’h, et Yannig Baron auront le plaisir d’aller à la rencontre des lecteurs:

  • le vendredi 6 juillet, de 17h30 à 19h30, à la librairie Nadoz-Vor, 128 rue Jean-Jaurès à BREST (tramway arrêts Octroi ou Saint-Martin),
  • le samedi 7 juillet, de 10h30 à 12h30, à la librairie Coop Breizh, 16 rue Elie Freron à QUIMPER / KEMPER (centre-ville).

D’autres rencontres-signatures sont en cours de programmation dans le Morbihan et à Rennes. Les dates et lieux vous seront prochainement communiqués.

message de Yannig Baron

C’est évidemment toujours un plaisir de s’entendre dire que le travail fourni a répondu aux attentes. Mais ça l’est d’autant plus quand celui qui vous l’a commandé s’est tant investi tout au long d’une vie pour le bien commun des Bretons et pour faire avancer la Bretagne dans la bonne direction. Alors un grand merci à Yannig Baron pour le message qu’il a souhaité faire partager ici.

Et comme un clin d’œil à ce parcours dont Yannig Baron nous reprocherait de dire qu’il est exceptionnel mais qui a pourtant si souvent croisé les heures importantes de la Bretagne depuis plus d’un demi-siècle, nous avons choisi d’accompagner son texte de deux photos. L’une représente Yannig à 16 ou 17 ans quand il apprend en autodidacte à jouer de la bombarde sur son île de Groix. L’autre le montre au côté d’Alan Stivell le jour où ce dernier le félicitait pour la remise du collier de l’Hermine.

Christian GUYONVARC’H

MESSAGE DE YANNIG BARON 

« Dès que j’ai su que Christian Guyonvarc’h créait une activité de biographe j’ai été intéressé… Le connaissant depuis longtemps, je savais qu’il avait des talents d’historien et d’écriture pour cela. »

« Après plusieurs rendez-vous chez moi et de nombreux échanges d’archives personnelles il a rendu son travail et j’ai ensuite décidé d’imprimer l’ouvrage. »

« Je dois lui faire part de ma grande satisfaction. Les premiers lecteurs me font aussi connaître leur vif intérêt pour l’ouvrage. C’est donc un plaisir pour moi que de le féliciter et de le remercier. »

« Bon courage… Kalond vad… Bonne continuation… »

Yannig BARON

à l’occasion de la sortie de la biographie « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne », un entretien audio avec Yannig Baron

La récente sortie de la biographie « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne », produite par Biographies de Bretagne et publiée chez Le Temps éditeur, a conduit Gael Squiban à solliciter Yannig Baron pour un entretien. Celui-ci peut être entendu sur Billig Radio, une radio numérique qui se consacre aux cultures et aux Langues de Bretagne. Voici l’enregistrement:

Yannig Baron – Ar Seizh Avel

 

 

la biographie « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne » sera en librairie à partir du 8 juin

 

 

Bonjour,

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la biographie « Yannig Baron, ar seizh avel – par tous les vents de Bretagne« , publiée chez Le Temps Editeur, ne sera disponible en librairie qu’à compter du samedi 8 juin.

Pour vous faire patienter, voici le prologue de cet ouvrage de 230 pages qui, à travers le parcours de vie d’un petit Groisillon qui a su tracer sa route, relate toutes les évolutions de la Bretagne des 60 dernières années, une Bretagne qui a redressé la tête pour s’affirmer.

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